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Expérimentation sociale

Présentation de la démarche expérimentale

D’où vient-elle ?

D’inspiration Anglo-Saxonne, la démarche expérimentale a connu, en France, un nouvel élan avec la création du Revenu de Solidarité Active en 2008 et le lancement du Fonds d’Expérimentation pour la jeunesse en 2009. Plus récemment, l’apparition de nouveaux dispositifs comme La France s’engage ou le Programme d’Investissement d’Avenir confirme la volonté d’expérimenter dans le domaine des politiques de jeunesse.

De quoi s’agit-il ?

L’expérimentation peut être définie comme une innovation de politique sociale initiée dans un premier temps à une échelle limitée compte tenu des incertitudes existantes sur ses effets. Elle permet à travers une évaluation rigoureuse et systématique de mesurer la valeur ajoutée des actions développées avant d’envisager leurs déploiements sur une échelle territoriale plus importante. Ainsi, garante de l’identification des projets les plus prometteurs qui mériteraient d’être essaimés ou généralisés, l’évaluation constitue une exigence majeure de la démarche expérimentale. Elle est le plus souvent confiée à un évaluateur externe pouvant mobiliser des méthodes d’évaluation diversifiées.

Pourquoi expérimenter ?

La nécessité d’expérimenter vient de l’impossibilité d’anticiper l’impact de dispositifs innovants. La justification première du recours à la démarche expérimentale réside alors dans la possibilité de connaître précisément les effets des innovations proposées. Ainsi, source de connaissance, la démarche expérimentale a vocation à alimenter les réflexions des décideurs sur l’élaboration et la transformation des politiques publiques. Elle est à ce titre parfois définie comme un outil d’aide à la décision fondé sur l’expérience.

Ressources en ligne :

ANSA, « L’expérimentation sociale à l’épreuve du terrain : un bilan d’une décennie d’expérimentation sociale en France »,

Les Contributions [en ligne], n°16, (mars 2014),
http://www.solidaritesactives.com/p... CREDOC, « Politiques locales de la Jeunesse et expérimentations sociales : vers une cohérence des politiques de la jeunesse ? » Cahier de recherche [en ligne], n°266, (décembre 2009),
http://www.credoc.fr/pdf/Rech/C266.pdf Pour aller plus loin : Bérard J, Valdenaire M. (dir.), De l’éducation à l’insertion : 10 résultats du Fonds d’expérimentation pour la jeunesse, La Documentation française/INJEP, Paris, 2014 Agora débats / jeunesses n°69 - Expérimentations sociales : des jeunes et des politiques publiques, Vulbeau A ; Redjimi G, Injep, Les Presses de Sciences Po, n° 69, février 2015 - 154 p.

Fonds d’Expérimentation pour la jeunesse

1/ Qu’est ce que le FEJ ?

Porté par le Ministère de la ville, de la jeunesse et des sports, le FEJ soutient depuis 2008 des actions innovantes en faveur des jeunes de 16 à 25 ans. Initialement doté d’un budget de 230 millions d’euros apporté par l’Etat et par des donateurs privés, le FEJ a été conçu pour expérimenter et évaluer des politiques de jeunesse. Les initiatives qu’il finance sont dans un premier temps mises en œuvre à une échelle limitée et évaluées de façon rigoureuse et systématique. L’évaluation doit permettre l’identification des actions les plus efficaces qui pourront ensuite faire l’objet d’un déploiement sur d’autres territoires.

Le Fonds d’expérimentation pour la jeunesse recourt à la procédure d’appels à projets. Les lauréats sont sélectionnés par des jurys composés de personnes expertes (institutionnels, acteurs associatifs, chercheurs) qui fondent leurs choix selon 4 critères principaux :
-  l’originalité et la valeur ajoutée
-  la qualité de la construction du projet
-  la capacité à produire des enseignements généralisables
-  la qualité du protocole d’évaluation

2/ La place de l’évaluation

L’évaluation occupe une place centrale dans la démarche d’expérimentation sociale portée par le FEJ. Elle doit permettre de se prononcer sur l’efficacité des actions et d’éclairer l’intérêt de leur pérennisation et leur potentiel de transférabilité. Pour permettre la réussite de cette démarche, chaque projet doit faire l’objet d’une évaluation par une équipe externe le plus souvent choisie par le porteur de projet et financée par le FEJ. On parle d’évaluateur embarqué pour désigner la formation de ce binôme dès la constitution du dossier de candidature et la collaboration active du porteur de projet et de l’évaluateur en amont du démarrage des actions. Dans certains cas, l’évaluateur a été nommé directement par le FEJ pour effectuer une évaluation commune à un ensemble de projets partageant des objectifs et des modalités d’actions.

3/ Les projets soutenus en Bretagne

Depuis 2009, le Fonds d’expérimentation pour la jeunesse a soutenu 62 projets dans les 4 départements bretons. Ces projets ont principalement été portés par des associations et concernent des thématiques variées telles que l’engagement des jeunes, la réussite scolaire, la santé, l’insertion professionnelle …

4/ Les projets en cours

Actuellement 12 projets soutenus par le FEJ sont en cours en Bretagne. Ils concernent 3 thématiques d’appels à projets : l’éducation populaire pour et par les jeunes, le développement d’organisations de jeunes dirigées par les jeunes et la mobilité et l’accompagnement vers l’emploi des jeunes.

5/ Lien vers le site national :

http://www.experimentation.jeunes.gouv.fr/

La France s’engage

1/ Qu’est ce que c’est ?
« La France s’engage » est une démarche lancée par le Président de la République en 2014 et portée par Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, en charge de la Vie associative. A travers un appel à projet permanent, La France s’engage a vocation à mettre en valeur et à faciliter le changement d’échelle d’initiatives socialement innovantes et permet à chaque lauréat :
-  de gagner en visibilité et de bénéficier d’une reconnaissance grâce à l’octroi du label La France s’engage ;
-  de bénéficier d’un soutien, qui peut notamment être financier ;
-  d’être accompagné pour développer son projet par des partenaires reconnus et par les services de l’État.

2/ Qui peut porter des projets ?
La France s’engage soutient des initiatives portées par des individus, des associations, des fondations, des entreprises, des collectivités territoriales, des établissements publics.

4/ Quels sont les principaux critères d’éligibilité ?
-  Utilité sociale du projet
-  Caractère innovant
-  Potentiel de duplication ou de changement d’échelle
-  Evaluation rigoureuse des résultats

3/ Comment candidater ?
Pour candidater, un formulaire en ligne est accessible par le lien suivant https://beta.makesense.org/elysee/projects/new
4 sessions d’appels à projets sont d’ores et déjà prévues. Pour chacune d’entre elle, La France s’engage prévoit la sélection de 15 projets
Clôture des candidatures : 31/03/2015 ; 31/10/2015 ; 31/03/2016 ; 31/10/2016
Annonce des lauréats : 06/2015 ; 01/2016 ; 06/2016 ; 01/2017

5/ Liens utiles
Site national : http://lafrancesengage.fr ;

Programme d’Investissement d’Avenir PIA

La boussole des droits